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Le Palmarès du Théâtre & La Troupe d'un Soir

Publié le par Mordue de theatre

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J'avais écrit un article à l'occasion des Molières 2011, peut-être les derniers diffusés. Personnellement, j'avais plutôt aimé : contrastant avec l'habituelle cérémonie longue et ennuyeuse, Laurent Lafitte a présenté ces Molières avec brio. Je ne comprends pas pourquoi il a fallu suspendre cette remise l'an d'après.

Le discours de présentation du président de ce premier Palmarès du Théâtre est court, simple, efficace. Ça commence plutôt bien. Enfin, si on met à part la musique, un bon gros "boumboum" qui n'a rien de théâtral, cela semble plutôt un bon début. S'ensuite une petite présentation des récompenses (qui ressemblent moyennenement à des servantes, soit dit en passant). Revenons rapidement sur les lauréats : 

Prix de la comédienne : Audrey Bonnet dans Clôture de l'Amour

Prix du comédien : Grégory Gadebois dans Des Fleurs pour Algernon

Prix de l'auteur : Pascal Rambert pour Clôture de l'Amour

Prix de la comédie : Carte Blanche à François Morel

Prix de la mise en scène : Jean Bellorini pour Paroles Gelées

Prix de la comédienne dans un second rôle : Marie-Julie Baup dans Le Songe d'une Nuit d'Été

Prix du comédien dans un second rôle : François Loriquet dans Les Revenants

Prix d'Honneur féminin : Francine Bergé dans Le Prix des Boîtes

Prix d'Honneur masculin : Robert Hirsch dans Le Père

Prix du seul en scène : Didier Brice pour son Journal d'un Poilu

Prix de la révélation féminine : Sarah Capony dans Femme de Chambre

Prix de la révélation masculine : Félicien Juttner dans Hernani

Prix "coup de coeur" du Jury (théâtre public) : Richard et Romane Bohringer dans J'avais un beau ballon rouge

Prix "coup de coeur" du Jury (théâtre privé) : L'Étudiante et Monsieur Henri

Prix du spectacle privé : Des Fleurs pour Algernon

Prix du spectacle public : La Réunification des deux Corées

Bon, globalement, je suis tout à fait d'accord avec ce Palmarès, je le trouve même très bon : il est assez varié et il n'y a pas d'abérrations. Non, ce qui m'a gêné ce n'est pas le fond, mais la forme. Chaque lauréat, qui venait prendre sa "servante", n'avait droit qu'à une minute de remerciement. Et comme si cette restriction ne suffisait pas, une sonnerie désagréable rappelait les comédiens à l'ordre au bout de 45 secondes. C'est absurde. L'audience a été encore plus faible que celle des Molières il y a 2 ans : 4% face à 6% pour la regrettée cérémonie. D'après moi, il est important de remettre des prix pour le théâtre, tout comme le cinéma. C'est une manière de remercier et récompenser le travail des acteurs du théâtre, quels qu'ils soient (Lumière, Décors, Costume ont été oubliés ici). Mais cette "cérémonie" là, qui n'avait en fait rien à voir avec une cérémonie, à cause du lieu, du décor, de cette présentatrice insupportable, et de cette restriction de parole, on s'en serait bien passé. Il aurait mieux valu une émission de radio, où les acteurs sont libres de s'exprimer, si accorder un peu de temps pour le théâtre à la télé est trop coûteux.

Breeeeeef, après ce massacre, un autre a suivi. En effet, pour montrer quand même que "le théâtre, c'est important", une soirée consacrée au théâtre était prévue le soir. Cette soirée avait pour but de nous donner l'envier d'aller au théâtre. Pour moi, l'effet a été plutôt inverse : si c'est cela qu'on voit au théâtre, jamais je n'y retournerai. La soirée se présentait ainsi : la même présentatrice présentait des saynètes, jouées par des acteurs, ici pour leurs noms (Arditi, Berléand, Jugnot ...), et entre chaque extrait, Philippe Lellouche et Laurent Gamelon jouaient, ou appliquaient un texte absolument nul, essayant vainement de divertir le spectateur. Mais il faudrait m'expliquer l'intérêt, si cette soirée avait pour but de louer le théâtre, de ne jouer que des scène contre les pièces qu'on y voit, parlant de l'absence de spectateurs, de l'ennui devant certaines pièces. Ou encore, que les acteurs interprétant les différents personnages lisent leur texte, sur papier ou sur prompteur : voilà qui ne fait pas très professionnel. Enfin, on nous présentait les extraits comme des "scènes cultes" : ah, Grumberg est donc un auteur culte français ? Je n'ai vu de culte que les 10 dernières minutes de l'émission. Sur plus de 2h, ça ne fait pas grand chose. Ennui total. Voilà ce que j'ai retenu de cette soirée. 

Échec cuisant. Rendez nous les Molières.

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Publié dans MDT divague

Un Prix Martin au sommet du Podium !

Publié le par Mordue de theatre

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Critique du Prix Martin, d'Eugène Labiche, vu le 20 avril 2013 à l'Odéon - Théâtre de l'Europe

[ Avec Jean-Damien Barbin, Rosa Bursztein, Julien Campani, Pedro Casablanc, Christine Citti, Manon Combes, Dimitri Radochevitch, Laurent Stocker, et Jacques Weber, dans une mise en scène de Peter Stein ]

J'avoue que j'ai failli écrire Perfection et m'arrêter là. Car lorsqu'elle est atteinte, n'est-ce pas inutile d'essayer de la décrire ? Mais c'est mon modeste devoir, et c'est pourquoi j'essaierai, humblement, de mettre des mots sur ce que j'ai pu voir ce soir.

Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu de Labiche. J'avais presque oublié quel auteur de génie il était. Une plume sans défaut : il faut dire que le Prix Martin fait partie de ses dernières pièces. Il s'écarte un peu du vaudeville, tendant vers quelque chose de plus sérieux, de plus proche de la réalité : il nous donne à voir une certaine image de la vie. Il met en scène Agénor Montgommier et Ferdinand Martin, deux amis de longue date, habitués à jouer au bésigue, qui voient leur quotidien chamboulé lorsque Ferdinand apprend que sa femme le trompe avec Agénor. S'ensuivent de nombreuses péripéties, qui pourraient sembler burlesques et qui, pourtant, sont d'une crédibilité étonnante.

Il y a tout d'abord Peter Stein. Ce metteur en scène, pour qui le respect de la pièce et de l'auteur est primordial, porte la pièce à son paroxysme. Je pense que son secret réside dans la simplicité : la pièce parle d'elle-même, rien n'est ajouté, rien n'est en trop, rien ne "cherche à faire tel effet". Tout est justifié. Le rythme est parfait : ni trop rapide, ni trop lent, tout est dosé à merveille. Le décor choisi ? Un canapé, une table, des chaises : un intérieur bourge simple. En fond, quelques lieux connus de Paris, puis un paysage de Suisse, simple. Tout ce qui aurait pu être exagéré : l'accent du cousin d'Amérique, les caractères des deux amis, l'enthousiasme des femmes, ... tout cela reste sobre, et cette sobriété est une perfection. Peter Stein a également vu juste en choisissant, pour jouer les vieux amis, deux acteurs qu'une bonne vingtaine de centimètres sépare : sans chercher le rire par des gestes ou des mimiques, rien que de les voir côte à côte, cela suffit.

Et puis, on se retrouve avec de Grands acteurs devant nous. Laurent Stocker, par exemple, qui lorsqu'il entre pour la première fois, semble être un autre : le maquillage qui le vieillit y est pour quelque chose, bien sûr, mais quelque chose a réellement changé sur son visage : il s'est littéralement transformé, tirant sa bouche, les yeux fatigués, le déplacement bien plus lent et contrastant avec sa vigueur habituelle. Et lorsqu'il doit jouer un malade ... je ne saurais décrire la précision et la perfection de son jeu, et je me contenterai de dire qu'il est sans faute. Et il forme avec Jacques Weber un duo remarquable : je ne pense pas, sincèrement, qu'il puisse y avoir meilleur duo pour jouer cette pièce. Weber, malgré sa puissance évidente, est plus qu'à l'aise dans tous les registres, jouant la tristesse sans tomber dans le pathos, rendant tous les éléments de la pièce évidents : l'habitude, le sexe, l'amitié, le sens de l'honneur, mais pas la jalousie, la tristesse, la culpabilité ... Autour de ce duo brillant, les autres acteurs ne font pas pâle figure, bien au contraire ! Jean-Damien Barbin, frère de lait de Ferdinand, à la voix si puissante, si claire, et si précise, contrastant avec le duo précédent, génial dans son habit trop grand pour lui, contribue à la perfection de la pièce. Le couple de jeunes mariés, Julien Campani et Rosa Bursztein, liés par une complicité évidente, ont totalement saisi et incarnent à merveille leurs personnages. Manon Combes, en Suissesse venue compléter les couples, défend avec ardeur les clichés sur les Suisses. Pedro Casablanc, cousin venu droit des Amériques, donne à voir une performance rare : dans ce genre de rôle où tout est souvent accentué, il ne fait pourtant rien de trop : sans accent, juste grâce à une voix forte et un poncho, il semble le meilleur "étranger" que j'ai jamais vu. La sobriété fait parfois des merveilles ! 

Mais, oh ! Je suis indignée de ces spectateurs si ... insupportables. Derrière moi comme à ma gauche, deux personnes comme devant leur télé. Derrière moi, un homme qui se croyait capable de finir les phrases de Labiche : mais non, monsieur, tout comme dans Doit-on le dire ? où certains avaient été pris au piège de : "et je voudrais vous dire adieu, dans une rencontre suprême ... ou nous pleurerions ... " en complétant par "tous les deux" et non "tant et mieux", là, vous vous rendez compte de la subtilité de Labiche, que vous ne possédez absolument pas : en effet, compléter "Il m'a fait ..." par "cocu" et non "une raie dans le dos !" montre que vous n'avez rien compris. Quant à ma chère voisine de droite, qui se croyait devant sa télé avec ses "Oh lalaa !" et ses "Tu as vu ???" ... Enfin. Il faut de tout pour faire un monde.

Avec une mise en scène digne d'(Ein)Stein, des acteurs plus qu'excellents, une troupe jouant réellement ensemble, et une pièce sans faille, c'est une soirée parfaite assurée ! ♥  

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Publié dans Critiques

Étienne Bennequin, ce grand Malade

Publié le par Mordue de theatre

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Critique du Malade Imaginaire, de Molière, vu le 19 avril 2013 au Lycée Louis-le-Grand

[ Avec Arij Aissa, Martin Banet-Rivet, Zakarya Benayad, Étienne Bennequin Juliette Cremel, Marcus Garzon, Younes Lakehal, Gabriel Lazrak, Morgan Mallet-Bougeard, Léa Schwartz, et Clarisse Thomas, dans une mise en scène d'Étienne Bennequin et Marie Villiers ]

Je ne comprends pas trop le principe des troupes de théâtre au lycée Louis-le-Grand. En fait, on laisse n'importe qui faire n'importe quoi. Il y a deux ans, ce n'importe quoi avait été très mal géré lors de La guerre de Troie n'aura pas lieu. Mais cette année, ce Malade, mis entre les mains d'Étienne Bennequin et de Marie Villiers fait des merveilles. Le pari qu'il a fait, en début d'année, de monter l'une des plus grandes oeuvres de Molière, et d'incarner l'un des personnages les plus célèbres du répertoire, est réussi. 

Si quelqu'un a des doutes sur l'histoire, la voici en quelques mots : Argan est hypocondriaque, et croit souffrir de tous les maux du monde. A son chevet, les médecins et les apothicaires s'enrichissent, tout comme sa femme, qui compte bien lui arracher tout son bien après sa mort. Pour son bien-être, Argan décide de marier sa fille, Angélique, avec Thomas Diafoirus, fils de médecin, et lui-même futur médecin ... Mais elle aimerait épouser Cléante, que son père lui refuse. 

Tout d'abord, j'avoue que devant "adaptation libre aussi", j'ai douté un peu. Mais je ne peux qu'être agréablement surprise. Si quelques coupes ont été effectuées, n'altérant pas la compréhension de la pièce, Marie Villiers a également amplifié le rôle de (l'excellente) Louison : cette dernière devient donc narratrice, ce qui n'a pas été pour me déplaire. Elle peut ainsi expliciter les quelques passages passés sous silence, et ses parties ajoutées sont écrites avec une extrême justesse. Une idée originale et qui, utilisée à bon escient, confère à la pièce un petit quelque chose en plus : la pièce, vue par l'enfant qu'est Louison, prend un côté attendrissant lors de ses intermèdes, et souligne ainsi l'aspect familial et intime de la pièce.

Là où nos deux metteurs en scène signent un coup de maître également, c'est pour la distribution : Louison (Léa Schwartz) est formidable. Elle parvient à reproduire la gaieté, la naïveté, et l'enthousiasme de l'enfance ; elle est extrêmement naturelle sur scène et a une véritable présence. Ses intermèdes sont une franche réussite, tout comme la fameuse scène avec son père, où son "Je suis morte" provoque aisément les rires. Le duo formé par les deux jeunes amants, incarnés par Zakarya Benayad et Juliette Cremel, est très bon égalements : frais et la voix claire, ils s'approprient tous deux entièrement leur personnage et le vivent sur scène. Ne voulant pas tout dévoiler, je me contenterai de mentionner la scène de chant, modernisée sans trop en faire, où l'on regrette juste les problèmes de sons ... Le piano couvre parfois la voix des comédiens, et il leur aurait fallu des micros, ce que ne pouvait fournir le lycée. Dommage aussi que Morgan Mallet-Bougeard, alias Monsieur Purgon, n'apparaisse qu'une fois... mais quelle fois ! Sa scène de scandale auprès d'Argan est une pure réussite, poncutée d'applaudissements mérités ! Toinette (Clarisse Thomas) est bien, mais manque un peu de la vigueur qu'on attend de la servante. Arij Aissa incarne une Béline crédible, mais qui aurait peut-être pu aller plus loin dans la cruauté. Regrets aussi que Marcus Garzon se voit attribué une partition si légère : il aurait brillé en Thomas Diafoirus, comme il le fait actuellement en Monsieur Diafoirus. Gabriel Lazrak, incarnant Béralde, frère d'Argan et voix implicite de Molière, prend son rôle très au sérieux, et le tient jusqu'au bout sans signe de faiblesse. La critique émise par la pièce est ainsi transmise sans problème, lors de la scène, plus sérieuse, entre les deux frères. Younes Lakehal, que l'on n'entend pas assez lorsqu'il incarne le notaire, se rattrape lors de sa deuxième scène, en partant, furieux et excellent, lors de son lavement refusé. Venons-en à Argan. Étienne Bennequin est parti trop vite, peut-être à cause du stress, et quelques mots, quelques liaisons ont été écorchées au début de la pièce. Mais vite, il se rattrape : son talent comique évident et ses mimiques parfaites lui redonnent de l'assurance, et le reste de la pièce se passe sans encombre. Il incarne un Argan naïf, plutôt attendrissant malgré sa dureté envers sa fille, et surtout excellent lors de ses sautes d'humeur.

Un Malade à revoir les 25 et 26 avril au Lycée Louis-le-Grand (123 rue St-Jacques). Chapeau bas pour cette troupe accueillant des élèves de tous niveaux et de toutes filières, et, comme on dit chez nous : quels Hommes !   

Publié dans Critiques

Lecture d'un soir

Publié le par Mordue de theatre

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"Qui rapportera ces paroles ?"

Fin des cours. Vieux-Colombier. 6 euros. Charlotte Delbo. Déportation. Muriel Mayette.
Noir. Voix. Histoire. Huit femmes. Camps de concentration. Espoir. Catherine Sauval.
Désespoir. Martine Chevallier. Lamentation. Mort. Maladie. Dysenterie. Poux.
Saleté. Résignation. Cécile Brune. Voix claires. Froid glaçant. Fatigue. Appel.
Enfant. Françoise Gillard. Naïveté. Incompréhension. Inhumain. Impensable.
Plaintes. Clotilde de Bayser. Hitler. Juifs. Femmes. Anne Kessler. Fermeté. Claude Mathieu.
Obligations. Barbelés. Dominique Constanza. Talents. Émotion. Devoir de mémoire. Merci.

Quand le duo Brune/Bagda nous en-chante

Publié le par Mordue de theatre

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Critique de la Carte Blanche de Cécile Brune, "promenade sentimentale", vu le 6 avril 2013 au théâtre du Vieux Colombier

[ Avec Cécile Brune, Serge Bagdassarian et Benoît Urbain, conçu par Cécile Brune et Véronique Vella ]

Voici le genre de spectacles dont on sait à l'avance qu'il va être bien. Reste à voir à quel degré on va aimer : si on aime bien, beaucoup, si on adore ... Nul besoin de se questionner longtemps ici : des applaudissements plus que nourris, des "bravos", et des comédiens divins, le résultat est sans appel : un régal.
Dans tous les spectacles musicaux que j'ai vus à la Comédie-Française, il y avait Cécile Brune. Peut-être à cause de ce timbre de voix que j'essaie toujours de décrire sans pouvoir cependant le représenter correctement : une voix rauque et reconnaissable entre mille, aux intonations élégantes, si précise, si juste ... Si belle. Émouvante lorsqu'elle nous chante La dame au piano (Charles Trenet), cette voix nous emmène loin, et c'est avec les larmes aux yeux parfois que se concluent les chansons. Si elle excelle dans ce type de chanson, douce, tendre, parfois un peu mélancolique, les chansons comiques sont tout aussi réussies : la salle rit aux éclats lors de Mémère dans les orties, où les deux acteurs se crachent des insultes au visage, chantant et jouant la comédie, pour notre plus grand plaisir.
Car Cécile Brune est accompagnée de Serge Bagdassarian, une des magnifiques voix du Français, au talent comique évident. Particulièrement lorsqu'elle entonne "Le feutre taupé" (que je ne connaissais pas, et que je conseille à tous : chanson géniale !), il mime avec brio la chanson derrière elle, la faisant vivre au maximum : son talent comique et la voix de la comédienne élèvent la chanson au plus haut. 
J'admire beaucoup le talent de ces deux comédiens : excellents sur scènes, ils possèdent en plus une voix parfaitement maîtrisée... Chantant sans difficulté à des hauteurs différentes, et même, étrangement, lui chantant plus haut qu'elle : un cas plutôt rare mais très agréable à l'oreille, et plutôt impressionnant. Bravo. (On regrette cependant les petits problèmes techniques dus au micro, nécessaires cependant face au son important du piano - excellent pianiste d'ailleurs, on ne le soulignera jamais assez !)
J'ai beaucoup apprécié les deux chansons en anglais, et particulièrement Perhaps, perhaps. Anglais, oui, mais accessible à tous (moi-même nulle en anglais, j'ai compris), accent et diction impeccables, musique entraînante ... Tout pour plaire ! De même, You and Me, que je ne connaissais pas, m'a beaucoup plu. Mais de manière générale, j'ai beaucoup aimé les chansons au rythme bien défini, telle que "Je suis swing", où, en plus d'être impeccablement chantée, les deux comédiens dansaient en rythme sur scène, se déhanchant, swingant : géniaux. 
Enfin, que c'est bon de découvrir de nouvelles chansons : pour une grande admiratrice de chanson française comme moi, c'est toujours un bonheur que de se voir offrir des chansons pareillement : Mémère dans les orties (Juliette), Sympathie (Louis Hennevé-Louis Palex/Rudolf Friml), ou encore Oh non ce n'est pas toi (Françoise Dorin/Michel Emer), c'est merveilleux. Ou encore entendre des chansons que j'avais pu découvrir par hasard, c'est bon de les retrouver ! comme C'est beau la vie (Michel Emer) ... Ou écouter des chansons qu'on aime chantées à merveilles, comme Gare de Lyon (Barbara). Merci aux comédiens pour les superbes moments qu'ils nous font passer.

On regrette bien que ce spectacle ne dure qu'un jour ... Mais c'est un avant-goût au "Cabaret Boris Vian" (dont fera partie Véronique Vella, ici co-conceptrice du spectacle, et qu'on est impatient d'entendre sur scène), qui aura lieu en juin au Studio Théâtre, et qui promet d'être brillant. ♥  

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