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L'asticot de Shakespeare, créé par Clémence Massart

Publié le par Mordue de theatre

 

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Critique de L'asticot de Shakespeare créé et interprété par Clémence Massart, vu le 28 avril 2011 au théâtre Galabru.

 

Je préviens le lecteur que la critique sera courte, je n'ai pas beaucoup de chose à dire sur le spectacle.

Le thème : la Mort. Une femme, Clémence Massart, a créé un one-woman show autour de plusieurs textes sur ce même thème. Ça peut paraître glauque, mais il paraissait que c'était bien ; alors "pourquoi pas ?".

La salle est minuscule et, il faut le dire, peu remplie.

L'actrice arrive enfin sur scène ; son costume la transforme en asticot et, en vraie comédienne, elle ne sait pas seulement interpréter un rôle, mais également jouer d'un instrument, et (un peu) chanter. Au programme : Hamlet (Shakespeare), Le Mort Joyeux (Baudelaire, à la manière de Sacha Guitry), Ne chantez pas la mort (Jean-Roger Caussimon), Le Grand Troupeau (Giono), La Mort (Vladimir Jankélévitch), Le Voyage (Baudelaire à la manière de Sarah Bernhardt), Les carnets d'un jeune homme (Philippe Caubère), Roméo et Juliette (Shakespeare).

Le décor est composé de ses divers déguisements : elle se change sur scène, utilisant chapeaux, moustaches, vestes, ou encore chaussure symbolisant une jambe de bois (pour Sarah Bernhardt).

Malheureusement, je n'ai pas pu saisir toutes les allusions durant son spectacle (comme son imitation de Sacha Guitry ...) ; il est donc réservé aux personnes assez (voire très) cultivées. De plus, comme certains passages étaient en anglais (et que, il faut le dire, je suis très loin d'être bilingue), j'ai un peu eu du mal (surtout sur Roméo et Juliette - Acte III scène 1 - que je ne connais pas du tout).

Enfin, il faut le dire, je me suis ennuyée. Ce n'est pas le genre de spectacle qui me plaît ... bien que l'artiste n'y soit pour rien ! Clémence Massart dit merveilleusement bien, elle sait jouer d'un instrument (et même de plusieurs, trompettes, accordéon ... elle joue parfois des deux en même temps !), et on a beaucoup de plaisir à entendre certains textes (Baudelaire, par exemple). Le texte de Giono, il faut le dire, est assez dur (âmes sensibles s'abstenir) ...

En conséquence, je le conseille pour qui aime les "seul en scène - textes dits" autour du thème de la Mort ...

 

Placements : premiers rangs.

Publié dans Critiques

Retour sur les Molières ...

Publié le par Mordue de theatre

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Le 17 avril 2011 a eu lieu la 25e cérémonie des Molières.

Je l’ai regardée et je n’ai pas encore eu l’occasion de faire mon petit commentaire …

Dans l’ensemble, c’est tout de même une heureuse surprise. On avait l’habitude de voir une cérémonie ennuyeuse, sans enthousiasme et sans gaieté. Cette année, la cérémonie était animée par Laurent Lafitte (comédien et auteur), qui mettait beaucoup de « punch » dans la cérémonie, et animait avec l’entrain nécessaire, et qu’on ne connaissait pas jusqu’alors pour la présentation des Molières. Cet acteur est entouré, au cours de la cérémonie, par (entre autres) Guillaume Gallienne, Judith Magre, et Valérie Bonneton.

 

La cérémonie commence par une pièce de Victor Haïm, Jeux de Scène, mise en scène par Zabou Breitman, qui, avec Léa Drucker, forme un duo dynamique. Malgré tout, la pièce ne nous tient pas en haleine, et elle passe lentement.

Enfin, une heure plus tard, la cérémonie commence.

Voici les différents prix :

 

Molière du comédien ; sont nommés :

-       Niels Arestrup pour Diplomatie

-       Jean-François Balmer pour Henri IV

-       Jean-Claude Dreyfus pour Le mardi à Monoprix

-       André Dussollier pour Diplomatie

-       Christian Hecq pour Un fil à la patte

-       Micha Lescot pour Les Chaises

 

« Et le Molière du comédien est attribué à Christian Hecq. »

[ … Comment ?!  J’ai vu Un fil à la patte lors de sa diffusion télé, et, bien que Christian Hecq (qui jouait Bouzin) était très bon, il jouait trop « perso » (un des plus gros défauts des acteurs de la comédie française, peut-être : ils ne donnent pas assez aux autres et donc ne donnent pas l’impression d’une troupe réellement soudée). A l’opposé de ce type de jeu, Niels Arestrup et André Dussollier, dans la formidable pièce Diplomatie, qui, à mon humble avis, méritait plus que n’importe qui ce Molière (d’ailleurs, je n’aurais pas su lequel des deux choisir …). ]

 

Molière de la comédienne dans un second rôle ; sont nommés :

-       Valérie Benguigui, dans Le Prénom

-       Brigitte Catillon, dans Nono

-       Dominique Constanza, dans Un fil à la patte

-       Nanou Garcia, dans Aller chercher demain

-       Christiane Millet, dans Funéraille d’hiver

-       Bulle Ogier, dans Rêve d’Automne

« Et le Molière de la comédienne dans un second rôle est attribué à Bulle Ogier. »

[ Sans commentaire ; je n'avais pas vu les pièces - mise à part Un Fil à la Patte ]

 

Molière du comédien dans un second rôle ; sont nommés :

-       Maxime d’Aboville, dans Henri IV

-       Jean-Michel Dupuis, dans Le Prénom

-       Guillaume Gallienne, dans Un fil à la patte

-       Thierry Hancisse, dans Un fil à la patte

-       Guillaume de Tonquédec, dans Le Prénom

-       Bernard Verley, dans Rêve d’Automne

« Et le Molière du comédien dans un second rôle est attribué à Guillaume Gallienne. »

[ Molière mérité, à mon avis. C’est un excellent acteur, et c’est vrai qu’il rayonnait dans ses deux rôles du Fil à la Patte. Ceci dit, je connaissais aussi, un peu, Maxime d'Aboville, qui est également un très bon acteur ... ]

 

 

Molière de la pièce comique ; sont nommés :

-       Le gai mariage, au Théâtre des Nouveautés

-       Le Prénom, au Théâtre Édouard VII

-       Le Technicien, au Théâtre du Palais-Royal

-       Thé à la menthe ou t’es citron ? au Théâtre Fontaine

« Et le Molière de la pièce comique est attribué à Thé à la menthe ou t’es citron ? »

[ Sans commentaire, je n’avais vu aucune pièce ]

 

Molière du jeune talent féminin ; sont nommés :

-       Audrey Lamy, dans Dernières avant Vegas

-       Aurore Auteuil, dans Le vieux juif blonde

-       Georgia Scalliet, dans Les Trois Sœurs

-       Anaïs Demoustier, dans Le Problème

« Le Molière du jeune talent féminin est attribué à Georgia Scalliet. »

[ Je l’avais vue dans Un fil à la patte … Mmmh … Oui, c’est une bonne actrice ]

 

Molière du jeune talent masculin ; sont nommés :

-       Grégory Benchenafi, dans Mike

-       Laurent Cazanave, dans Brume de dieu

-       Davy Sardou, dans Le Nombril

-       Benjamin Jungers, dans La Maladie de la famille M.

-       Guillaume Marquet, dans Le Dindon

« Et le Molière du jeune talent masculin est attribué à Guillaume Marquet. »

[ Sans commentaire aucun - Je n'ai vu aucune des pièces présentée ]

 

Molière de l’adaptateur/traducteur ; sont nommés :

-       Florence Delay, dans La Célestine

-       Alain Ganas, dans Le mec de la tombe d’à côté

-       Dominique Hollier, dans Harper Regan

-       Julien Sibre, dans Le repas des fauves

« Et le Molière de l’adaptateur/traducteur est attribué à Julien Sibre. »

[ Je n’avais vu aucune pièce, mais je sais que Le repas des fauves a connu un grand succès, inattendu d’ailleurs… ]

 

Molière du théâtre musical ; sont nommés :

-       Mamma Mia ! au Théâtre Mogador

-       Mike, au Théâtre Comédia

-       La nuit d’Elliot Fall, au Théâtre du Caramel Fou

-       Une Flûte Enchantée, au Théâtre des Bouffes du Nord

« Et le Molière est attribué à Une Flûte Enchantée. »

 

 

Cela me permet de préciser que le metteur en scène, Peter Brook, a également reçu le Molière d’Honneur 2011.

 

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Molière du créateur de costumes ; sont nommés :

-       David Belugou, pour Nono

-       Vanessa Sannino, pour Un fil à la patte

-       Françoise Tournafond, pour Les Oiseaux

-       Jean-Daniel Vuillermoz, pour Henri IV

« Et le Molière est attribué à Jean-Daniel Vuillermoz. »

[ Je n’ai pas vu Henri IV ; mais j’ai vu Les Oiseaux – des costumes d’oiseaux, quoi de plus facile ? Non, sans rire, beaux costumes … sans doute ce qui était le plus réussi dans la pièce – et Un fil à la patte – comme habitude à la Comédie-Française, beaux costumes car grands moyens) ]

 

Molière du créateur lumière ; sont nommés :

-       Dominique Bruguière, pour Rêve d’Automne

-       Fabrice Kebour, pour Pluie d’Enfer

-       Pascal Noël, pour Mike

-       Eric Soyer et Jean-Gabriel Valot, pour Ma Chambre Froide

« Et le Molière est attribué à Dominique Bruguière. »

[ Sans Commentaire – Je n’ai vu aucune des pièces ]

 

 

Molière du décorateur/scénographe ; sont nommés :

-       Camille Duchemin, pour Le repas des fauves

-       Bernard Fau, pour Nono

-       Jean Haas, pour Le Dindon

-       Richard Peduzzi, pour Rêve d’Automne

« Et le Molière est attribué à Richard Peduzzi. »

[ Sans Commentaire – Je n’ai vu aucune des pièces ]

 

Molière de la comédienne ; sont nommées :

-       Valéria Bruni Tedeschi, dans Rêve d’Automne

-       Julie Depardieu, dans Nono

-       Maaïke Jansen, dans Le Technicien

-       Catherine Hiegel, dans La Mère

-       Hélène Vincent, dans La Célestine

-       Dominique Reymond, dans Les Chaises

« Et le Molière est attribué à Catherine Hiegel. »

[ Sans Commentaire – Je n’ai vu aucune des pièces ]

 

 

Molière de l’auteur francophone vivant ; sont nommés :

-       Denis Chalem, pour Aller chercher demain

-       Daniel Colas, pour Henri IV

-       Emmanuel Darlev, pour Le mardi à Monoprix

-       Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière, pour Le Prénom

-       Valère Novarina, pour Le vrai sang

-       Joël Pommerat pour Ma chambre froide

« Et le Molière est attribué à Joël Pommerat. »

[ Sans Commentaire – Je n’ai vu aucune des pièces ]

 

 

Molière du metteur en scène ; sont nommés :

-       Philippe Adrien, pour Le Dindon

-       Patrice Chéreau, pour Rêve d’Automne

-       Marcial di Fonzo, pour La Mère

-       Julien Sibre, pour Le repas des fauves

-       Bernard Murat, pour Le Prénom

-       Joël Pommerat, pour Ma chambre froide

 

"Et le Molière est attribué à Julien Sibre."

[ Sans Commentaire – Je n’ai vu aucune des pièces ]

 

 

Molière du spectacle jeune public ; sont nommés :

-       Vy, de Michèle Nguyen

-       P.P. les p’tits cailloux, d’Annabelle Sergent et Vincent Loiseau

-       Terres !, de Lise Martin

-       Y es-tu ?, d’Alice Laloy

« Et le Molière est attribué à Michèle Nguyen. »

[ Sans Commentaire – Je n’ai vu aucune des pièces ]

 

 

 

Molière des compagnies ; sont nommés :

-       Dom Juan, par René Loyon/Compagnie RL

-       Les Femmes Savantes, par Marc Paquien/Compagnie de l’Intervention

-       Ma Chambre Froide, par Joël Pommerat/Compagnie Louis Brouillard

-       Le mardi à monoprix, par Michel Didym/Compagnie Boomerang

« Et le Molière est attribué à Joël Pommerat/Compagnie Louis Brouillard. »

[ Sans Commentaire – Je n’ai vu aucune des pièces ]

 

Molière du théâtre privé ; sont nommés :

-       Diplomatie, au Théâtre de la Madeleine

-       Le mec de la tombe d’à côté, au Théâtre de la Renaissance

-       Henri IV, au Théâtre des Mathurins

-       Le repas des fauves, au Théâtre Michel

« Et le Molière est attribué au Repas des Fauves. »

[ Là encore, indignation ! Outrage ! Je peux comprendre que cette pièce soit bonne, mais lorsqu’on a vu Dipomatie, on ne peut trouver meilleure pièce ! Ca saute aux yeux, c’est incontestable ! Mince, alors ! ]

 

Molière du théâtre public ; sont nommés :

-       Les Chaises, au Théâtre Nanterre-Amandiers

-       Le Dindon, au Théâtre de la Tempête

-       Rêve d’Automne, au Théâtre de la Ville

-       Un fil à la patte, à la Comédie-Française

« Et le Molière est attribué à Un fil à la patte. »

[ La pièce était bonne, sans être excellente non plus … Je trouve d’ailleurs que le succès qu’elle a eue est un peu immérité, et encore une fois, on se demande si cette affluence de personnes ayant la soudaine envie de voir cette pièce n’est pas due au fait qu’elle passe à LA COMÉDIE-FRANÇAISE. Autre chose avec laquelle je ne suis pas d’accord ; le discours de Muriel Mayette, directrice de la C-F, qui annonce qu’ils sont une famille, soudés, amicaux … alors qu’ils se licencient entre eux !!! ]

 

En conclusion, je suis très déçue que Diplomatie n'obtienne aucun Molière ; il me semble tout de même que c'est une pièce extraordinaire, et ceci est tout de même dû aux deux acteurs exceptionnels qui la portent sur leurs dos.

De plus, il me semble que ce que Mr. Galabru a dit était vrai ; excepté pour les "jeunes talents", ce sont toujours les mêmes qui reçoivent les Molières, souvent des acteurs plutôt âgés ; et il me semble qu'il manque plusieurs noms dans la liste des nommés [regardez les différents articles du blog, vous verrez de qui je parle].  Ok, je m'explique. Je pense notamment à Arnaud Denis en tant que "jeune talent" ou/et "metteur en scène", à Jean-Marie Besset pour "auteur francophone vivant" (bien qu'il n'aie rien publié cette année ; il l'aurait mérité pour une autre année - il a déjà été nommé, ceci dit ! - ...), ou encore aux Carboni pour "spectacle musical" (mais , pour ces derniers, ce n'est pas le "genre" des Molières...)

Les Serments Indiscrets, de Marivaux

Publié le par Mordue de theatre

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Critique des Serments Indiscrets de Marivaux, vu le 21 avril 2011 au théâtre des Athévains.

[ Avec Jacques Bondoux, Cédric Colas, Frédérique Lazarini, Isabelle Mentré, Julie Pouillon, Dimitri Radochévitch, Arnaud Simon, mise en scène de Anne-Marie Lazarini ]

 

Lucile et Damis, promis l'un à l'autre (décision prise par leurs pères), sont réticents, tous deux, à l'idée du mariage. Ils ne se sont jamais vus et ne savent pas comment annoncer à l'autre leur décision de ne pas se marier. Finalement, ils se jurent qu'ils ne s'engageront pas. Après avoir fait ce serment, ils se regardent pour la première fois et ... tombent follement amoureux l'un de l'autre. Mais Lucile ne veut pas l'admettre ...

Ainsi, vous l'aurez compris, deux acteurs principaux (ici, Julie Pouillon et Arnaud Simon). Deux rôles importants. Deux distributions à ne pas rater. Ici ? Damis est très bon, il est parfaitement dans son rôle, et, avec son valet (interprété par Cédric Colas), ils forment un parfait duo. Malheureusement, l'autre rôle principal, Lucile, jouée par Julie Pouillon, est vraiment ... ça me fait mal de le dire, mais elle est mauvaise. Elle est tellement hors de son rôle (en fait, je pense qu'elle n'est pas à la hauteur, au départ : ses intonations sonnent faux, elle garde toujours la même "mimique" sur le visage -sourcils froncés-, et certaines de ses fins de phrase sont inaudibles) qu'on en vient à se dire, lorsqu'elle entre en scène "Oh NAAAAN !", et lorsqu'elle en sort "Yeeeees !". Elle gâche la pièce ! En fait, pour une petite comparaison, c'est comme si on accumulait des "Smile'" lorsqu'elle sort et qu'on les perdait tous lorsqu'elle revient. Heureusement, d'autres rôles, moins importants, plus "légers" peut-être, tels que le rôle de la soeur de Lucile, Phénice (Isabelle Mentré, dont l'articulation est très marquée, presque exagérée, mais qui nous surprend agréablement tout au long de la pièce), ou encore Lisette (Frédérique Lazarini, qui nous enchante dans son rôle suivante "autoritaire" de Lucile, qu'elle joue de manière enthousiaste - le contraste avec sa maîtresse en est d'autant plus flagrant). Notons aussi le duo des pères (Dimitri Radochévitch et Jacques Bondoux, qui nous font sourire à chacune de leur apparition).

Autre défaut de la pièce ; le décor : tout est blanc (regardez la photo, la matière des décors fait en sorte que toutes les paroles des acteurs résonnent énormement, ce qui est très désagréable ...), avec quelques énormes galets de ci de là, qui s'allument entre les actes, on ne sait trop pourquoi (si quelqu'un trouve, qu'il me prévienne !), et un clavecin dans le coin, dont personne ne joue, et qui ne sert que lorsque des acteurs s'asseyent dessus. De plus, les costumes des acteurs sont sales (tâche rose sur le pantalon du valet, traîne de Lucile grise au lieu d'être blanche), il semble qu'ils n'ont pas été lavés depuis 1 mois ...

Enfin, la fin, (la photo ci-dessus en est tirée), est incompréhensible ... La soeur de Lucile amène un perroquet, et tous les acteurs se regroupent autour de l'animal et le regardent tendrement, presque amoureusement, en murmurant des paroles inaudibles.

En conclusion, comme la pièce n'est gâchée que par une actrice, et que le texte de Marivaux reste tout de même très beau (on peut même dire "magnifique"), on ne regrette pas de voir ce spectacle (et puis, après tout, ne nous mentons pas, nous savons tous que c'est aussi bon de pouvoir vanter le jeu merveilleux d'un acteur que de critiquer le mauvais jeu d'un autre ... !). Ainsi, profitez !


Placement : Premier rang (tiens, ça me rappelle que je n'aime pas ce genre de salle, où il n'y a pas de "scène" à proprement parlé, dans la mesure où le plateau n'est pas surélevé, où les acteurs et le public se touchent presque, pour peu que ce dernier étende un peu les jambes ...)

Publié dans Critiques

La Vie Parisienne, de Offenbach

Publié le par Mordue de theatre

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Critique de La Vie Parisienne de Offenbach, vu Mardi 12 Avril 2011 au Théâtre Antoine

[ Avec David Alexis, Adrien Biry, Emmanuelle Bougerol, Fabian Ballarin, Thomas Dalle, Noémie Delavennat, Hervé Delvoder, Isabelle Fleur, Anna Lafont-Jouan, Agnès Pat', Marion Lepine, Clément Pouillot, et Vanessa Moubarak, mis en scène Alain Sachs ]

 

Je sais qu'on pourrait me reprocher d'apporter une mauvaise critique pour ce spectacle car après tout, tous les acteurs savaient chanter (oui, et bah pour une operette, c'est la moindre des choses, il me semble !), tous les acteurs savaient jouer (et puis c'est pas comme si on allait payer 40€ pour voir des gens qui ne sont pas fichus d'aligner 3 mots sans bafouiller), et enfin, que certains avaient un talent comique (oui, bon, ça, c'est vrai que c'est pas donné à tout le monde, et que c'est plutôt un atout).
Mais le problème, (et c'est tout de même un gros problème), réside essentiellement dans la mise en scène : c'est trop facile... ça devient trop facile, ce genre de mise en scène ; regardez la photo, c'est le début de la pièce. Les acteurs, sans costumes, sortent d'on ne sait où, entrent, découvrent une partition, et se mettent tous à chanter en choeur "nous sommes employés de la ligne de l'ouest", sans bouger, sans accompagnement, juste en lisant une partition. Puis, chacun ayant le texte en main, ils jouent, comme s'ils déchiffraient. Ils inventent des moues, butent même sur quelques mots. 
Pour moi, cela, c'est vraiment lorsqu'on n'a pas d'idée de mise en scène ; je me répète, mais c'est vraiment la mise en scène "de base", la mise en scène "facile". Le genre de mise en scène qu'on a déjà vu plusieurs fois ; qui est bien la première fois, mais au bout de 3 fois, on commence à s'en lasser ...
Heureusement, ils ne gardent pas le texte durant toute la pièce (cela aurait vraiment eu don de m'énerver, je pense). Ils changent de "costumes" (ce sont plutôt leurs vêtements de tous les jours) à plusieurs reprises, chantent, dansent même, parfois. Je dois le reconnaître, ils sont vraiment à fond, ils sont polyvalents, jouent d'au moins un instrument, et savent jouer, chanter, et danser pour certains ; mais cela ne suffit pas, et ce n'est pas du tout ce que l'on attend d'une Vie Parisienne. On est là pour de la gaieté, un grand orchestre, de l'enthousiasme, un choeur consistant, quelque chose de plus ... grandiose, en quelque sorte.
Donc, en conclusion, je ne comprends pas trop pourquoi, et surtout comment ce spectacle "survit" depuis plus d'un an, a attiré les foules, et les bonnes critiques. Ceci dit, aujourd'hui, dans la salle, il n'y a pas grand monde.

Placement : Premiers rangs ; la scène n'est vraiment pas haute ! 

Publié dans Critiques

L'Illusion Conjugale, de Éric Assous

Publié le par Mordue de theatre

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Critique de L'Illusion Conjugale, de Éric Assous, vu le 5 avril 2011 au théâter de l'Oeuvre.

[ Avec Jean-Luc Moreau, Isabelle Gélinas, et José Paul ; mis en scène par Jean-Luc Moreau ]

 

L’Illusion conjugale … Un homme et une femme qui décident de s’avouer le nombre de liaisons extra-conjugales (durant leur mariage). C’est un bon départ, n’est-ce pas ?

De plus, les acteurs sont vraiment excellents, tous les trois ; José Paul, que je connaissais déjà, est toujours aussi drôle, aussi intéressant lorsqu’il joue ; Jean-Luc Moreau, que je découvre, est très bon lui aussi, dans un autre style cependant (j’aurais du mal à l’expliquer, mais disons qu’il a l’air de moins « mesurer l’impact que ses paroles auront sur le jeu », de négliger, en quelques sortes, ses silences, et ses intonations) ; la seule femme du trio, enfin, excelle également, Isabelle Gélinas, avec ses nombreuses mimiques, et ses airs innocents très travaillés, nous ravit.

Malgré tout, je regrette un peu la monotonie, et le « manque de recherche » du texte. En effet, à plusieurs reprises, l’auteur semble avoir manqué de finesse, et on devine aisément la suite de l’histoire. De plus, il y a certains moments où on s’ennuie… Et enfin, j’ai eu l’impression que même l’auteur ne savait pas, à plusieurs reprises, où il voulait en venir ; la fin « ouverte » est-elle si décidée ou n’a-t-il trouvé aucune explication à cette histoire capilotractée (par moments) ?

Mais bon, les acteurs parviennent à effacer ce « manque » de bon texte, et on parvient à passer, dans l’ensemble, un assez bon moment.

 

Placement : contrairement à ce que d’autres pensent, j’ai assez aimé le premier rang, car la scène n’est pas très haute, et les acteurs jouent souvent dans le fond.

 

Publié dans Critiques

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