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Arnaud Denis et Les Compagnons de La Chimère

Publié le par Mordue de theatre

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Voilà un article sur le "fameux" Arnaud Denis.

C'est un jeune acteur et metteur en scène que j'ai découvert totalement par hasard : en effet, j'allais voir Les Fourberies de Scapin, ce qui est normal étant donné que c'est une pièce que j'adore, avec ma mère, et c'est là que nous avons eu la révélation (si je puis dire !) : après le spectacle, nous avons décidé que nous le suivrions dans toutes ses pièces ... Et c'est ce que nous avons fait : j'ai vu 2 fois L'Ingénu, 2 fois Les Femmes Savantes (avec Jean-Laurent Cochet, dont il a été l'élève), 6 fois Ce qui arrive et ce qu'on attend (vous pouvez vous procurer le DVD ici), et 2 fois Autour de la Folie... J'ai également vu voir quelques-unes pièces qu'il a jouées avant les Fourberies : La Mouette (mise en scène Nicole Gros), Les Revenants (mise en scène Arnaud Denis). J'aurais adoré voir La Cantatrice Chauve (Ionesco), mais, malheureusement, le spectacle n'a pas été capté ...

Arnaud Denis est né en mai 1983, à Paris. Il devient bilingue après avoir vécu 2 ans en Amérique (Pittsburgh, aux États-Unis), et poursuit ses études à l'École Active Bilingue Jeannine Manuelle (EABJM), où il rencontre Julie Saget, professeur de théâtre, grâce à qui il fait ses premiers pas sur scène dans Les Précieuses Ridicules (Molière. Il jouait Mascarille). Il passe ensuite par les cours Cochet (enfin, Jean-Laurent Cochet ! Ce grand maître ... professeur de Lucchini, Dussollier, Depardieu, et tous ces Grands ...), puis par le Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris. Lorsqu'on lui demande ce qu'est le métier d'acteur, il dit qu"on ne s'ennuie pas, mais que c'est plus difficile que d'être violoniste" (source). 

En clair, c'est un excellent acteur, et un metteur en scène extraordinaire : il a un don pour choisir ses acteurs, et ses mises en scène sont toujours parfaites. De plus, elles ont la particularité d'évoluer au cours de la saison ; voilà pourquoi il est très intéressant de voir ses pièces plusieurs fois ... cela nous permet d'observer les détails qui ont changé : des mouvements en plus, certains passages coupés ou, au contraire, rajoutés. Enfin, il monte des pièces de genre divers, et ne s'adonne pas qu'aux classiques (il passe des Femmes Savantes de Molière à Ce qui arrive et ce qu'on attend de Jean-Marie Besset, puis enchaîne sur Pour un oui ou pour un non de Nathalie Sarraute).

 

Mais ce jeune comédien a plus cordes à son arc, et apparaît plusieurs fois à la télé, ou dans des films (comme Vivre !, de Yvon Marciano). Et n'oubliez pas que jouer au théâtre et au cinéma est très différent. Alors, jugez de vous-mêmes ; est-il aussi bon à la télé qu'au théâtre ? [ Oui, mais je préfère le théâtre, et donc je le préfère au théâtre, personnellement ] :

 

Et voici une vidéo sur Les Femmes Savantes où on ne le voit qu'une fois, mais où l'on peut entendre les rires de la salle, rires produits grâce à son excellente mise en scène ; il est d'ailleurs interviewé à 2 moments :

 

Et, pour lui avoir parlé une fois, il n'a pas l'air d'avoir la grosse tête, comme certains ...

Enfin ... c'est déjà un Grand, alors dans 20 ans, ce sera un Géant !

 

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1. Les Compagnons de la Chimère jouent Les Femmes Savantes


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2. Les Compagnons de la Chimère jouent Les Fourberies de Scapin

 

Les Compagnons de la Chimère est la troupe créée par Arnaud Denis en 2003 (Jean-Pierre Leroux assure la charge d'administrateur de la troupe). Les acteurs changent, en général, selon les pièces, mais certains sont plutôt stables, comme Jean-Pierre Leroux (1 : à gauche, debout, la tête penchée, 2 : premier plan) ou Jonathan Bizet (1 : en rouge, debout, totalement à gauche ; 2 : à droite de JP Leroux, il le regarde, il est "au dessus" de Stephane Peyran) . C'est une troupe complète, comprenant des membres de 25 à 70 ans environ, ce qui permet au metteur en scène d'avoir le choix entre un grand nombre de pièces différentes.


Le Site des Compagnons de La Chimère

Ce qui arrive et ce qu'on attend, Jean-Marie Besset

Publié le par Mordue de theatre

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Critique de Ce Qui Arrive Et Ce Qu'on Attend, de Jean-Marie Besset (mise en scène Arnaud Denis), vu 6 fois.

[ Avec Arnaud Denis, Jean-Pierre Leroux, Adrien Melin, Virginie Pradal, Jonathan Max-Bernard, Blanche Leleu, et Niels Adjiman//François Mougenot. ]

 

Voilà une pièce … que j’ai vue 1 2 3 4 5 6 fois.

J’avoue que ce n’est pas le genre de pièce que je serais allée voir, si je ne « connaissais » pas Arnaud Denis (voir article). L'histoire ? Un concours décidera de l'architecte qui construira le premier monument sur la Lune ... parmi les candidats, un jeune homme, marié, et qui retrouve un "ami" d'enfance dans le jury ... et un autre homme, plus âge, prêt à tout pour faire aboutir son projet ...  Ce qui arrive et ce qu’on attend. Quel titre, n’est-ce pas ? On comprend d’ores et déjà que la pièce parle de l’attente. Mais pas seulement. Plusieurs autres thèmes y sont abordés, tels que l’homosexualité, les retrouvailles, l’administration… Mais je ne vais pas trop en dire, et vous laisse découvrir la pièce, soit en la lisant, soit en achetant le DVD lorsque celui paraît  (le lien apparaîtra alors ici).

Je vais donc donner mon avis.

Les acteurs sont excellents, très bien choisis : ils sont au nombre de 7 mais ne sont jamais présents tous en même temps ; Arnaud Denis, qui signe aussi la mise en scène, interprète Nils, un jeune homme issu d'un milieu aisé et qui profite un peu de tout le monde - il est le seul qui n'attend rien de spécial, et d'ailleurs il le dit à un moment (il me semble) "j'ai tout mon temps". Arnaud Denis, habitué aux rôles de manipulateur (Scapin, Monsieur Trissotin - à quand Tartuffe ?), excelle ici ; il utilise à bon escient son corps : en effet, il est très grand et permet ainsi de mettre son interlocuteur mal à l'aise. C'est quelque chose de très impressionnant et qui marche très bien - il s'en était déjà servi dans Les Femmes Savantes, et j'avais déjà beaucoup aimé, mais il faut le voir pour comprendre (je ne trouve malheureusement pas de photo pour souligner ce que je dis). Le jeune couple formé d'Adrien Melin et de Blanche Leleu "sonne très juste" ; ils sont naïfs, paraissent instables et semblent réellement destabilisés par l'arrivée de Jason (Jonathan Max-Bernard) ; gay, malade du SIDA, cela fait 20 ans qu'il attend son premier amour ... alors le retrouver derrière une porte, lui en jury et l'autre attendant d'être jugé ... il tentera tout de même sa chance et essaiera de récupérer celui qu'il aime encore ... J. Max-Bernard nous touche grâce à sa qualité de jeu, sincère et efficace. Jean-Pierre Leroux et Virginie Pradal forment également un duo parfait (je n'enjolive pas les choses - tout était excellent, je ne fais que dire la vérité) : l'une directrice de l'Architecture et du Patrimoine, autoritaire, dans la force de l'âge mais agissant comme une furie, et l'autre, prêt à tout pour arriver à ses fins (Lebret, personnage interprêté par JP Leroux, participe également à ce concours). Enfin, un huissier (Niels Adjiman puis François Mougenot - ma préférence va largement au premier !) aide au bon déroulement des choses ... Il fait entrer les uns, sortir les autres, annonce certains personnages ...

La mise en scène est parfaite et je n’ai rien à redire. Les costumes sont simples mais élégants. Le décor … personnellement, je l’adore ! Je me souviens d’une fois où, au commencement de la pièce, une dame derrière moi a dit quelque chose qui ressemblait à « Il est trop simple ce décor ». C’était peut-être la même personne qui a parlé tout le long du spectacle. Mais passons. Le décor ne change pas. Certains accessoires bougent, mais on comprend très bien pourquoi. Je dois dire aussi que la musique est très bien choisie (le groupe Applause).

La pièce dégage une atmosphère de tension, comme une bombe prête à éclater. On sent qu’il y a quelque chose de grave, de très grave, malgré les petites scènes « comiques » entre ces moments dramatiques. Car c’est aussi cela qui fait le Grand de cette pièce. Elle comporte tout ! On rit et on pleure. On est heureux puis anxieux. Et quand on ressort, on n’a plus envie que d’une chose ; la revoir !

 

" Ce qui est arrivé était encore mieux que ce à quoi je m'attendais ..."

 

Voici une vidéo sur la pièce : lien.

Elle passe au Vingtième Théâtre .

Elle passe à présent au théâtre du petit montparnasse (jusqu'au 9 janvier)...  Allez-y, vraiment, allez-y !!!

 

Placement : les premiers rangs ; comme d'habitude !

La Comédie-Française (une salle d'hyprocrites mais une scène talentueuse)

Publié le par Mordue de theatre

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La Comédie Française ... Oui ... C'est beau hein ?
C'est aussi bien, lors de dîners en ville, de dire "Oui, je suis allé voir [...] à la Comédie-Française". Ça donne bien !
Mais le problème, c'est que maintenant, on va à la Comédie Française parce qu'il FAUT y aller, parce qu'elle fait presque partie de notre patrimoine ! On entre donc dans une salle qui ne connaît pas énormément le théâtre, certains même qui ne savent pas se tenir assis pendant 2h ! Alors quand c'est pour voir Andromaque, de Racine, avec un texte plutôt dur si on ne s'y connaît pas, ça peut paraître long, je comprends ... Mais dans ce cas-là on ne vient pas !
Ils osent ! Ils osent venir, s'asseoir, parler, bouger, faire du bruit, machouiller leur chewing-gum, soupirer, et dire à leurs voisins "ça ne dure que 2h, c'est bientôt fini" alors qu'Oreste devient fou sur scène, et après tout ça, ils osent APPLAUDIR avec de grands sourires, avec leurs mines "j'ai adoré, j'ai tout suivi, j'ai tout compris, vive Racine !" alors qu'ils ne peuvent même pas raconter ce qu'ils viennent de voir ! Ils osent Applaudir à tout rompre, jusqu'à "demander" cinq rappels !

Voilà ce qui arrive dans cette salle, juste parce qu'elle s'appelle "La Comédie-Française".

Autre chose m'énerve ; la fausse jovialité qui règne au sein de la Comédie-Française ... Regardez les Molières ; le discours de Muriel Mayette, administratrice de la Comédie-Française, lorsqu'elle a reçu le Molière du théâtre public "nous sommes une famille, une troupe, soudés ..." (ou quelque chose du genre). Mais ... j'ai eu envie de m'indigner : je trouve cela faux ! et archi-faux ! Enfin, je vous entends d'ici dire "tu n'en sais rien, tu as 15 ans, et tout ce que tu as fait à la Comédie-Française, c'est être spectateur". Ce que je veux dire, simplement, c'est ce faux ton que j'attribue à Muriel Mayette ... car les acteurs qui sont au Français ne sont pas si amis que ça ... pourquoi dis-je ça ? Pour la bonne raison qu'ils se mettent à la porte entre eux ... Lisez ça, ce sera sûrement mieux expliqué ...

Alors, toujours une bonne entente, à la Comédie-Française ?

Bien sûr, je ne peux me permettre de laisser mon article se finir ainsi. Il faut que je parle du talent ... Car lorsqu'on va dans cette salle (et cela est peut-être en contradiction avec tout ce que j'ai pu dire) on est assuré d'y trouver un spectacle de qualité ; même si la mise en scène est trop compliquée (On ne badine pas avec l'amour), même si l'adaptation laisse à désirer (Les Oiseaux). On ressent toujours le talent des acteurs, mêlé à leur travail : et tout cela donne, en général, un très bon spectacle.
Au Français, j'ai des acteurs préférés ... Tout d'abord, Léonie Simaga, qui m'a époustouflée dans Andromaque puis dans L'Opéra de Quat'sous ! Elle donne l'impression de tout savoir faire (tragique, pièces plus légères, chant ...). Je la verrai bien dans une grande pièce tragique, telle que Phèdre... Après, bien sûr, il y a Denis Podalydès, qui brille toujours, qu'il joue (La Grande Magie) ou qu'il mette en scène (Cyrano de Bergerac). J'aime beaucoup Éric Ruf, qui me laisse un très beau souvenir en Pyrrhus, et un souvenir plus vague (trop jeune pour bien me rappeler) en Christian ... Enfin, Cécile Brune, et sa voix sans pareille : une véritable voix de théâtre ; sans oublier son jeu de qualité.

Le Tartuffe (Tartuffe d'après Tartuffe) de Molière

Publié le par Mordue de theatre

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Critique de Tartuffe d'après Tartuffe de Molière, de Molière, vu le 30 octobre 2010 au théâtre de la Bastille

[ Avec Renaud Béchet, Julian Eggerickx, Barbara Jung, Grégoire Monsaingeon, Gwenaël Morin, et Ulysse Pujo ; mis en scène par Gwenaël Morin ]

 

Une salle remplie, pas de scène, trop d'éclairage ...

Somme toute, une version assez décevante d'une excellente pièce de Molière.

Le metteur en scène, Gwenaël Morin, a travaillé d'une autre façon Molière, avec laquelle je ne suis pas du tout d'accord.

Les décors sont vraiment horribles, le texte est affiché à un bout de salle, il n'y a pas de coulisses ...

Les acteurs surjouent. Les hommes jouent des femmes. Le texte est coupé.

C'est vraiment : soit on adore, soit on déteste ; en fait, je me demande même comment il est possible d'adorer ... Mais bon, tous les goûts sont dans la nature.

Personnellement, vous l'aurez compris, j'ai détesté.

Même avec un peu de recul (à savoir, plusieurs mois), je ne comprends pas comment une telle oeuvre a pu être massacrée à ce point ; rien, rien n'est "recherché", et n'est réellement fidèle au texte. Le metteur en scène ne s'est pas du tout mis au service de l'oeuvre comme il aurait du, il a foncé tête baissée dans ses propres (et mauvaises) idées.

Si il voulait absolument mettre du scotch vert dans une pièce, il n'avait qu'à en écrire une où le contexte était fait pour ...

Placement : les acteurs parlent à un certain moment au public du premier et deuxième rang ... De toute façon, la salle est minuscule.

Publié dans Critiques

Andromaque, Racine

Publié le par Mordue de theatre

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Critique d'Andromaque, de Racine, vu le 29 octobre 2010 à la Comédie Française.

[ Avec Cécile Brune, Eric Ruf, Céline Samie, Léonie Simaga, Clément Hervieu-Léger, Stéphane Varupenne, Suliane Brahim, et Aurélien Recoing ; mis en scène par Muriel Mayette ]         

 

Je pense que tout le monde connaît l'histoire d'Andromaque ... c'est une captive du fils d'Achille, Pyrrhus, qui l'aime. Mais elle aime toujours son feu mari, Hector. Pyrrhus, promis à Hermione, risque de déclencher une guerre s'il ne contrôle pas son amour ...

Pour ma première connaissance de Racine, je n'ai pas été trop déçue.

Les acteurs sont très bons, et le texte est parfaitement dit. Malgré tout, on peut regretter ce qui semble être une "erreur de distribution" ; il est clair que Cécile Brune, pourtant très bonne actrice, n'est pas faite pour le rôle d'Andromaque ; elle semble ailleurs, elle parle d'un bien trop ton las, sans changer de ton, sans adopter d'autre posture que "bras ballants, tête d'enterrement" ...

Cependant, il manque quelque chose à la mise en scène ; en effet, les comédiens ne se touchent ni ne se regardent jamais, ce qui est génant. Je regrette également le fait qu'une musique de fond, incessante, sans doute présente pour rajouter un peu de tension à l'atmosphère, ne fait qu'énerver le spectateur (enfin, moi, en tout cas). J'avoue que je n'avais jamais vu ça ; la musique est essentielle au théâtre, je pense, mais entre deux actes, ou juste en début et en fin de pièce ; mais durant tout le spectacle, c'est dingue, non !? Ici, cela donne surtout l'impression que le metteur en scène ne fait pas assez confiance à la musicalité du texte, peut-être au talent des acteurs à bien rendre la beauté du texte ...

De plus, la salle était insupportable (voir article sur la Comédie Française) : des gens qui toussent toutes les secondes, qui mâchent des chewing-gum bruyamment, qui se mouchent, qui bougent, bref, qui s'ennuient.

Une note aussi sur le décor et le costume ; gris, blanc, et beige, simple, donc pas trop d'engagement de ce côté-là ... Un peu triste, morne, sombre ... Dans le ton de la pièce, pourrait-on dire ... Oui et non ; on met les personnages principaux (Oreste, Hermione, Andromaque, Pyrrhus) sur le même plan que leurs confidents (point de vue du costume) : est-ce vraiment le meilleur point de vue à adopter ?

Malheureusement, il est clair que c'est au spectateur d'entrer dans la pièce, et non le contraire : il faut se prendre au jeu pour arriver à suivre ... 

Je vous le conseille tout de même.

Voici un avis après avoir vu la diffusion vidéo d'Andromaque joué au théâtre Antique d'Orange : Magnifique. Les acteurs semblent plus "dans la pièce" que lorsque je l'avais vu ... ils se lâchent bien plus sur scène et la beauté du texte de Racine n'est ressort que mieux. Wouuuah. C'est beau. Ça fait pleurer


Placement : premiers rangs, parfait (les acteurs ne jouent pas sur le bord de la scène).

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